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DOSSIER · PATTES EMPLUMÉES

Poule sabelpoot et barbus belges : pattes emplumées, entretien

Des plumes jusqu’au bout des doigts : c’est le charme du Sabelpoot, du Barbu d’Uccle ou de la Brahma, et c’est d’abord une question de sol.

Une poule à pattes emplumées reste propre et en bonne santé si son parcours reste sec. Chez le Sabelpoot, le Barbu d’Uccle ou la Brahma, les plumes des pattes se chargent de boue et restent mouillées sur un sol détrempé. Une zone couverte au sol sec et un parcours drainé comptent davantage que la surface.

L’essentiel

  • Le Sabelpoot est une naine véritable aux longues plumes de pattes et aux manchettes raides.
  • Le Barbu d’Uccle a barbe et pattes emplumées ; le Barbu d’Anvers a les pattes nues.
  • Des écailles soulevées ou des croûtes sur les pattes sont à montrer à un vétérinaire.
  • Une motte de boue sèche se dégage dans l’eau tiède, jamais en tirant sur les plumes.

Périmètre Pour les détenteurs de races à pattes emplumées. Les naines à pattes nues sont traitées dans le dossier poule naine.

Quelles races ont les pattes emplumées ?

Le Sabelpoot, d’origine néerlandaise, est une naine véritable dont les pattes et les doigts portent de longues plumes. Les plumes du jarret, raides et dirigées vers l’arrière, forment ce que le standard appelle des manchettes. Le Barbu d’Uccle, naine belge, combine des pattes emplumées et une barbe qui encadre la tête. Le Barbu d’Anvers, autre naine belge à barbe, a au contraire les pattes nues : c’est pourquoi il n’est pas traité dans ce dossier.

La Brahma, race d’origine asiatique, existe en grande race et en naine nanifiée ; elle porte des plumes sur les pattes et les doigts extérieurs. La Pékin, présentée dans le dossier poule naine, et la Soie, dans son propre dossier, ont elles aussi les pattes emplumées. Les variétés admises pour chaque race sont celles de la liste publiée chaque année par la Fédération française des volailles.

Quel sol pour des pattes emplumées ?

Sur un sol boueux, les plumes des pattes ramassent la terre, qui sèche en mottes autour des doigts. Les plumes se cassent, la peau reste humide, et la poule rapporte la boue jusque dans le nid. Le sol décide donc de la propreté et du confort de ces races bien plus que la surface du parcours.

Trois aménagements suffisent dans la plupart des jardins. Une partie du parcours couverte, au sol garni de copeaux, de paille ou de sable, où les poules restent quand il pleut. Un drainage ou une légère pente qui évite les flaques persistantes. Et une alternance entre deux zones de parcours, pour laisser l’herbe repousser avant qu’elle ne devienne terre nue. Un sol caillouteux ou en gravier grossier abîme lui aussi les plumes ; un gravier fin ou du sable conviennent mieux.

Que changent l’hiver et la neige ?

L’hiver concentre les difficultés : sol détrempé, gel, neige qui s’accroche aux plumes des pattes et forme des boules glacées. Une poule à pattes emplumées qui piétine dans la neige collante revient au poulailler les pattes chargées. Gardez une zone couverte praticable même par mauvais temps, et contrôlez les pattes le soir.

Si de la boue ou de la glace reste collée, un bain d’eau tiède suffit à dégager les plumes, suivi d’un séchage complet avant de remettre la poule dehors. Ne retirez pas une motte sèche en tirant : vous arracheriez les plumes avec. Ce soin ponctuel ne remplace pas un sol adapté.

Comment repérer la gale des pattes ?

La gale des pattes est causée par de petits acariens qui vivent sous les écailles des pattes. Chez les races à pattes emplumées, les plumes la cachent longtemps. Les signes à rechercher en écartant les plumes sont des écailles soulevées, épaissies ou déformées, des croûtes blanchâtres, et une poule qui se picore les pattes ou boite.

Ces signes justifient un avis vétérinaire : le traitement dépend de l’état des pattes et des produits autorisés, et la rédaction ne donne aucune posologie. Un contrôle des pattes de chaque sujet à l’achat, puis à intervalles réguliers, permet de repérer le problème tôt. Une nouvelle poule gardée à l’écart quelques jours avant de rejoindre le groupe évite d’introduire les acariens dans le poulailler.

Perchoir, nid, litière : quels réglages ?

Un perchoir large et bas convient mieux à ces races qu’un perchoir étroit et haut, surtout pour la Brahma grande race, lourde, qui se blesse en sautant d’une hauteur. Le nid doit rester sec : une litière humide abîme les plumes des pattes et salit les œufs. Changez la litière dès qu’elle se tasse et s’humidifie, plus souvent en hiver.

Pendant la couvaison, une couveuse aux pattes emplumées peut déplacer ou abîmer un œuf en entrant et sortant du nid ; le calendrier de couvaison rappelle de le vérifier au mirage.

À qui ces races ne conviennent-elles pas ?

Les races à pattes emplumées ne conviennent pas à un jardin argileux qui reste boueux plusieurs mois par an, sauf à aménager une large zone couverte au sol sec. Elles conviennent mal à qui ne veut pas contrôler les pattes de ses poules, puisque les plumes masquent les problèmes. La Brahma grande race ne convient pas à un petit jardin ni à de jeunes enfants qui voudraient la porter : son gabarit et son poids s’y prêtent mal. Le Sabelpoot et le Barbu d’Uccle, naines véritables, se gardent au contraire dans un petit espace.

Pour un jardin sec ou bien aménagé, ces races comptent parmi les plus décoratives. Pour un jardin humide sans abri, la rédaction conseille de choisir une race à pattes nues.

À lire ensuite

Les articles du blog qui prolongent ce dossier :

  • Barbu d’Uccle : élever une naine belge aux pattes emplumées
  • Poule brahma : grande et naine, une race à pattes emplumées
  • Pattes emplumées : boue, sol et gale des pattes chez la poule

Voir les articles Soins du plumage

Pour voir si une race à pattes emplumées convient à votre terrain, utilisez le sélecteur de race, ou parcourez le blog de Nidplume.

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